Commission Locale d’Information et Surveillance Usine d’Incinération Gien Arrabloy
L’ARFIE et l’association Arrabloy Environnement ont été sollicitées en juillet 2004 lors de la création de la Commission Locale d’Information et Surveillance (CLIS) pour y participer au titre de représentants de la société civile, comme le prévoient les statuts des CLIS.
Extraits du Petit Journal de l’ARFIE septembre 2005
La seconde réunion de la CLIS (commission locale d’information et de surveillance) de l’usine d’incinération d’ordures ménagères d’Arrabloy a été convoquée le 8 juin 2005, dans une atmosphère de crise autour de ce que le journal de Gien avait diffusé depuis mars : de forts rejets de dioxines ont été repérés dès octobre 2004, lors de la réception de mesures réalisées en août.
Les mesures ont découvert des taux de 220, 300 puis 600 ng/m3 sur les prélèvements d’août, décembre 2004 puis janvier 2005 à la sortie du four n°2. Le 24 janvier, le four a été arrêté à la demande de la DRIRE et sur arrêté préfectoral. A titre de comparaison, bien qu’il n’y ait pas encore de normes applicables aux usines du type d’Arrabloy, en décembre prochain, la norme européenne devra être appliquée et elle est de 0,1 ng/m3.
Le site Internet du ministère de l’écologie et du développement durable (MEDD) publie tous les ans en mai les relevés d’émissions de dioxines par les UIOM. Pour 2004, le flux total de dioxines pour la France est de 170 grammes, dont 50 émis par la seule usine de Gien.
Depuis la réactivation de la CLIS, des réunions mensuelles ont lieu. Elles ont pour but de suivre les résultats des prélèvements faits dans l’environnement, les sols, les laitages, puis plus tardivement les œufs de poulailler familiaux.
A l’heure actuelle, les seuls prélèvements revenus anormaux concernent les œufs, tandis que les taux de dioxines dans les sols, les végétaux et le lait d’animaux d’élevage sont comparables à ceux retrouvés habituellement en France. L’enquête des services vétérinaires de la DDASS met en évidence des pratiques d’élevage qui augmentent la teneur en dioxines des œufs : alimentation carencée en protéines, disposée à même le sol, épandage de cendres, brûlage de fonds de jardin, barbecue à proximité du poulailler… Ces résultats ont été présentées à la CLIS de septembre, appuyées par les explications d’experts de l’AFSSA (agence française de sécurité sanitaire des aliments).
Furanes et Dioxines document de formation ARFIE novembre 2004
NB ce document date de 2004. Il est nécessaire d’y intégrer les conclusions de l’étude “Imprégnation par les dioxines des populations vivant à proximité d’usines d’incinération d’ordures ménagères” publiées en novembre 2006 par l’Institut de Veille Sanitaire. Synthèse des résultats de cette étude ci dessous
etude_impregnation_dioxines-invs-2006.pdf
Documents sur le dysfonctionnement de l’usine d’incinération en 2004 et 2005:
dossier-presse-arrabloy-2005-sous-prefecture.pdf
bilan-uiom-2005-2006-drire-centre.pdf


